Volontaires de Solidarité International (VSI) en famille à Alger avec la DCC
(Déléguation Catholique pour la Coopération)

dimanche 14 août 2011

P'tite souris

Barthélemy vient de perdre sa quatrième dent ... sa deuxième en Algérie.
C'est cool, en Algérie, la souris donne une grosse pièce (100 DA) alors qu'en France, elle ne donnait que 1€ !
Barthélemy travaille à la chute de sa 3e dent, ou de ses futurs 300 DA ...

samedi 16 juillet 2011

Trop dure la vie !

... cette photo se passe de commentaires ...

Mariage

La semaine dernière, nous étions invités au mariage du fils de nos voisins.
Ici, le mariage ne se passe, évidemment, pas comme chez nous.
Voici ce que nous avons compris :
Il y a 5 fêtes possibles :
1- Les fiançailles que nous vous avons déjà racontées dans un précédent message, voir du côté du mois de janvier
2- La fête de la fille : il s'agit d'une fête entre fille pour la future mariée durant laquelle elle fait "le défilé de mode" avec toutes les belles robes qu'elle a achetées ou louées, robes de soirées ou robes traditionnelles des différentes régions de l'Algérie. Pendant ce temps, ces dames sont à table, mangent, discutent et dansent.
Comme pour les fiançailles, il y a jus de fruits, gâteaux, café au lait, thé, etc.
Voici le vécu de Marie-Laure à cette fête :
La mariée a changé 6 fois de robe, s'est fait prendre en photo sous toutes les coutures pour son seul plaisir ... une vraie mannequin ... Elle est sur une estrade au fond de la salle assise sur un énorme fauteuil. A chaque changement de robe, elle change de chaussures, de bijoux et même les coussins sur le fauteuil sont assortis. Une femme de sa famille avec le même genre de tenue l'accompagne pour un aller-retour dans la salle où il n'y a évidemment que des femmes. Le seul homme que nous verrons c'est son père qui l'a accompagnée pour la dernière robe : la robe blanche de mariée.
3- On va chercher la mariée en cortège pour l'amener chez le marié.
4- On fête l'arrivée de la mariée chez le mari. Il s'agit alors d'un repas servi à toutes les connaissances qui souhaitent venir. C'est un peu notre vin d'honneur, mais là, on sert à manger.
Il y avait deux  tables de 22 personnes, une dans notre cour pour les hommes et une chez les voisins pour les femmes. On sert ces 22 personnes ; elles ont à peine terminé qu'on débarrasse leurs affaires et on remet 22 autres assiettes, et ce jusqu'à épuisement de la foule .... Raphaël a servi chez les hommes vu que c'était nos voisins (et que la réception des hommes se faisait dans notre cour) 130 hommes, et à peu près autant côté femmes ... tout cela en 2h environ ... c'est du lance pierre ! Le repas, n'est pas gastronomique mais traditionnel : chorba (soupe) avec les bourreks (sorte de crèpe fine fourrée), viande et boulettes de mouton avec accompagnement sucré (là c'est plus original) et dessert.
En bref, lorsqu'on est invité (ou qu'on s'invite à ce "repas"), on vient, on salue le marié, on mange au lance pierre, on discute éventuellement avec des connaissances et on s'en va.
On peut aussi venir avec un ou deux amis de notre choix, pas de problème, c'est normal.
5- Un repas en famille (stricte intimité).

Notre ressenti : 
- Ce n'est pas très festif et ne présente pas énormément d'intérêt. Les Algériens eux-mêmes considèrent que c'est une perte d'argent (inutile ?) et qu'on se passerait bien de la fête n°4 !
- Les hommes n'ont pas vu la mariée (ceux qui l'ont aperçue à son arrivée, ont vu une forme humaine recouverte d'une très jolie cape blanche, recouvrant même le visage.
- Côté femmes, la mariée s'est éclipsée avant la fin des différents services pour ne pas reparaître ... mais le marié est venu saluer ces dames.
- Côté hommes, la famille (dont je faisais partie pour l'occasion) a mangé au dernier service, histoire de prendre un peu plus le temps de manger et de se retrouver après avoir servi tous ces convives.
Sur cette photo, on peut voir les gens qui mangent, et juste derrière des gens qui attendent leur tour ... patiemment !

Lhaam Lahalou : Mouton et boulettes de viandes (assiettes du fond) accompagnés de  abricots et pruneaux sucrés (assiettes de devant)

vendredi 15 juillet 2011

Brèves

Le 3 juillet, je suis allée à l'école retirer les bulletins des enfants comme à chaque fin de trimestre. Nous étions conviés à partir de 8h mais en fait, le portail n'a été ouvert qu'à 9h. On nous a dirigés vers le hall du lycée. Là, il y avait des tables et des gens derrière mais je ne reconnaissais aucun visage. J'ai réussi à comprendre que d'un côté, il y avait les profs du collège, de l'autre, ceux du lycée. Mais où étaient les maîtresses ? J'ai vu plus loin des tables vides et reconnu quelques têtes de parents du primaire aussi interrogatifs que moi. Finalement les maîtresses arrivent et chacun se précipite sur la sienne. Je commence par celle de Camille qui est toujours un peu longue. Mais aujourd'hui, il n'y pas d'autre parent que moi qui vient la voir. Camille a bien progressé ce trimestre, il a les encouragements de la directrice et passe au CM1. Merci au revoir. Je vais voir la maîtresse de Barthélemy. Elle est très contente de lui, le trouve travailleur et intelligent. Il passe au CE2 avec les félicitations de sa maîtresse et le tableau d'honneur de la directrice. Je cherche vainement la maîtresse de Louise. Soudain, une maîtresse m'interpelle. C'est elle qui a les bulletins. Louise a fait une très bonne année. Elle est dans les premiers de la classe et comme les cinq premiers de chaque classe, elle a un prix. Je repars donc avec un beau paquet cadeau sous le bras. Louise passe donc en 6ème avec les félicitations de la directrice.
Quand Louise plutôt fière ouvre son paquet à la maison, c'est la surprise, elle a des livres (normal c'est souvent le cas pour un prix) exclusivement en arabe. Les enfants sont dans une école étatique (publique) certes, mais ils sont dans une section francophone. Ils ne font pas le double programme comme dans les écoles privées où ils ont le matin le programme français et l'après-midi le programme algérien. Et puis, Louise est française elle n'a pas le vocabulaire pour pouvoir lire ces livres. Ce prix nous laisse tous perplexes.
Le 5 juillet, c'était la fête nationale. En fait, il y a deux fêtes nationales ici : le 5 juillet fête de l'indépendance et le 1er novembre qui marque le début de la guerre d'indépendance en 1954. De fête, nous n'avons rien vu. Les drapeaux ornaient les rues comme moitié de l'année. Le président est allé déposer une gerbe au monument des Martyrs mais il n'y a pas eu de défilé. Il n'y en a plus depuis l'état d'urgence en 1992. Dans le journal, il fallait attendre la dernière page et le dessin humoristique pour lire quelque chose sur ce jour. L'an prochain, ce sera les 50 ans de l'indépendance...
Le dimanche suivant, je suis allée à l'institut du sport. Marie-Constance, une étudiante malienne y présentait son sujet de recherche pour l'année prochaine : la détection des talents en athlétisme chez les filles au Mali. Son rapport était en français, son exposé en français, le jury a posé des questions en français. Son diplôme sera-t-il en arabe ????? Il faut préciser que les études universitaires se font en français dans presque tous les domaines sauf en sciences humaines et dans les matières littéraires.
14 juillet, les enfants vont au centre aéré avec les joues en bleu, blanc, rouge. Le soir, Raphaël se rend à la réception de l'ambassadeur de France grâce au carton d'invitation d'un autre. Il a pu s'y régaler de fromages et de vins français ! Il est renté tout ému d'avoir entendu la Marseillaise. Cocorico !
Marie-Laure

mardi 12 juillet 2011

Chahal essrana !

Quelle chaleur !
Cette fois, nous y sommes ... au coeur de la chaleur.

Les journaux annoncent pour aujourd'hui 36° pour la minimale et 42 pour la maximale, avec un taux d'humidité supérieur à 80% ...
La nuit ne rafraichit plus ... 36° à 7h00 ... bon, on a bien chaud quoi ;)

Nous gardons une petite pensée pour nos amis DCC qui sont au Tchad ou dans le sud de l'Algérie et qui aimerait bien être avec nous pour une température moins élevée ... hein, Loutre ? (cf. blog référencé sur le côté).

jeudi 30 juin 2011

Gazage

Hier, nous avons entendu pour la deuxième fois un ronronnement sourd de moteur, proche de la maison. La première fois s'en était suivie une odeur nauséabonde dans toute la maison, une odeur de gaz d'échappement d'un moteur mal réglé, et par là même hyper polluant.
Je descends, cette fois avec mon appareil photo. Notre première intuition est la bonne ... il s'agit d'un camion de gazage des moustiques qui passe dans la ville afin de limiter la prolifération de ces petites bêtes tellement adorables qu'on passe certaines de nos nuits à les chasser à grands coups de savate dans la chambre - on pourrait d'ailleurs nommer ce sport, la savate moutiquéenne.

Voici le fameux camion, en bas de chez nous, à l'arrêt pendant 5 bonnes minutes ; derrière chez nous, il y a pas mal d'arbres repères à moustiques, selon les dires des voisins. Il y a surtout une canalisation d'égoûts pétée.
Pendant ces 5 minutes, l'engin crache sa fumée blanche, mais pas pure, puante sans être hyper désagréable, lorsqu'on est dedans.



L'engin démarre et après quelques mètres, on ne le voit déjà plus.



Cela tue les moustiques mais n'est absolument pas toxique pour nous, humains qui respirons à pleins poumons cet air blanc et pur ... ben tiens !

Ceci dit, aux dires des anciens, quand le camion ne passe pas, la savate moustiquéenne est 100 fois plus éprouvante ...

mardi 28 juin 2011

samedi 25 juin 2011

Anniversaire de Louise

Honte à tous ceux qui n'ont pas fêté l'anniversaire de Louise ... c'est passé .... ;)
Elle a eu 11 ans, le 22 juin.


L'après midi avec des copines, le soir avec Jean et Thérèse ... c'était aussi l'anniversaire de Jean ...


Bises à tous

dimanche 19 juin 2011

Encore des petites bêtes

A
Ce printemps, nous avons eu des petits vers qui faisaient d'abord 5 mm puis ont grandis jusqu'à 8 cm !
Il ne mangeaient que des feuilles de mûrier que nous allions les chercher chez nos voisins.
Ils se sont transformés en chrysalides donnant des cocons de plusieurs couleurs.
Vous avez deviné ? Ce sont des vers à soie. Il y a longtemps, en Algérie, les particuliers en élevaient pour les fabriques de Tlemcen.
A vous de remettre les images A, B, et C dans l'ordre.

Louise, Camille et Barthélemy.

B

C

samedi 11 juin 2011

Vendredi à la plage

Cette après-midi Raphaël a fait un match de foot avec les voisins. A son retour, nous sommes allés à la plage. L'eau est super bonne. Nous voulions retourner où nous étions allés il y a quelques semaines mais nous n'avons pas retrouvé le chemin. Les villes se ressemblent toutes et sont de vrais labyrinthes quand on ne connait pas.Ce n'est pas grave, il y a d'autres plages. Il y avait plus de monde que l'autre fois. Les gens commencent à sortir. Il faut dire que jusqu'à présent, le soleil ne se montrait pas trop.
Nous avons marché un peu pour nous éloigner de la foule car les rares femmes présentes étaient voilées et les 3 ou 4 jeunes filles que nous avons aperçues se baignaient toute habillée. Je n'ai pas osée me mettre en maillot de bain là.Un petit malin est passé et nous a volé notre sac à dos. Raphaël s'est levé d'un bond et l'a coursé. Le gars à bout de souffle a lâché le sac. C'est un champion mon mari !
Du coup, nos plus proches voisins nous ont faits venir près d'eux. Les enfants et Raphaël ont fait les fous dans l'eau avec eux. Nous avons chacun partagés nos provisions.
Encore une belle rencontre toute simple, inattendue.


Les joyeux lurons